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Le printemps est dans le pré,
Cours-y vite, cours-y vite,
Le printemps est dans le pré,
Cours-y vite,
Il va filer.
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Paul Fort arrangé
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J'ai vu hier le premier coquelicot, un papoila tout seul, mais bien dressé. Bon signe.
Nous sommes dans la phase d'espoir la plus exaltante de l'année nouvelle. Les syndromes dépressifs de la Toussaint et de Janvier sont passés à la trappe avec la rhino. Le pic de grippe, d'influenza et de saloperies respiratoires épidémiques semble dépassé. Février s'épuise aux rythmes fous des Carnavals et des jours qui rallongent.
Alors que le 15 août sonnait le glas de l'été, le 22 février signifie tout simplement: printemps, plus qu'un mois, déjà!
Cet hiver alentejan n'aura pas été très rigoureux. Pas une gelée, mais de l'eau, ça oui, entre deux explosions de soleil à vous griller les rétines. C'est là le génie de l'Alentejo. Nulle part ailleurs le "après la pluie, le beau temps" n'est aussi vrai.
Il n'empêche qu'il me tarde d'éteindre le minable radiateur à circulation d'huile qui a maintenu vaille que vaille 20°C dans la maison, pourtant très haute de plafond. Il me tarde aussi de ranger les pulls de haute laine, abandonner ces chaussettes bientôt inutiles.
Les cigognes se sont plu ici en dépit de la pluie intermittente. Elle n'ont pas migré. Mais diable, pourquoi construisent-elles de si beaux nids sans le moindre toit? Question subsidiaire: pourquoi ces coquettes ne se laissent-elles pas photographier à bout portant?
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Igreja dos Martires. Un bulbe bien garni. Le vent va tourner.
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