Année 1989.
Dans le hall de la banque, un homme étrange fait de grands gestes. Il parle tout seul. Ou plus exactement, il s’adresse à un public imaginaire de jeunes enfants d’une classe virtuelle de CM2.
Pour ce faire, il a déplacé deux ou trois sièges. Il est désormais Monsieur l’Instituteur de la BNP de Saint-Denis !
Le personnel continue son travail comme si de rien n’était. On laisse le maître diriger son cours d‘arithmétique à sa guise. Et il parle, et il explique, et il interroge :
-Toi, ma petite, récite-moi la table de 4...Non, tu fais erreur, 4X4 ça ne fait pas 18. Zéro…
Il fait vivre toute la classe au beau milieu de la salle d‘accueil. Jusqu’à écouter longuement une élève qui veut aller aux toilettes.
-Tu attendras la fin de l’heure.
Alors il s’indigne, prend les clients à témoin et les gratifie d’une leçon de morale concernant les enfants « qui ne prennent pas leurs précautions avant d’aller à l’école »…
De nos jours cette scène délicieusement surréaliste serait impossible. Le plan « Vigipirate » est passé par-là.
Désormais, des caméras de surveillance sont cachées dans les plafonds et une hôtesse surveille, dirige, redirige, fait patienter, tout en observant les comportements de chacun.
JAC, le 25 avril 2012
Prendre ses précautions avant d'aller à l'école !
Combien de fois avons nous entendu cette phrase stupide ...tout dépend de la nature de chacun !!!
Pour le cours de banque, ne pas oublier,aujourd'hui,qu'on nous " menace "de ne plus avoir les chèques pour les paiements.
Il paraît que les chéquiers sont onéreux pour les pauvres banques.A qui a t'on demandé avis?on nous mettra devant le fait accompli ..
Pour la banque, le client n'est jamais Roi.
Quiquine .
Rédigé par : PAULUS PETIT JACQUELINE | 25/04/2012 à 18:31