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Trinca Espinhas, le restaurant de poissons est un délice. Et pas seulement parce que j'y expose (sic!), mais parce qu'il est un délice en soi. Ce bleu délavé, ces demi-teintes, l'harmonie chromatique, son bon goût architectural et sa situation "les pieds dans l'eau", m'enchantent.
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On ne s'ennuie pas à table. Les petiscos (amuse-gueule) qui permettent d'attendre le plat principal sont déjà un petit repas en soi. Les feijões frade com atum, par exemple, ont ce talent de stimuler l'appétit. Gardez un peu de place pour la morue et son molho verde, sauce verte faite d'huile, d'ail et de coriandre hachée menu. Une mention d'honneur pour les olives et cette huile d'olive nées sous le climat de Tavira. Tavira serait au Portugal ce que les Baux-de-Provence ou mieux, Cassis, Bandol sont à la France ?
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Poissons en bellevue
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Des sars, des dorades, des rougets, des loups cavalent sur un lit de glace où il est facile de les choisir. Parfois un pregado, un turbot s'offre en sacrifice sur cet autel iodé, comme cela m'est arrivé. Ou une tranche de cherne, de mérou. Vous savez, si je "fréquente" le Portugal depuis 1982, faites le compte, et si je m'y suis finalement établi, c'est un peu à cause du poisson. J'en suis friand.
Luis Magalhães s'est lancé dans les huîtres et les moules, ce qui n'est pas usuel au Portugal. Sines, grand port de pêche, fournit en produits parfaits.
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Trinca Espinhas, c'est le havre de paix des Lisboètes et Setùbalenses qui partent en week-end vers le sud côtier, qui ont un pied-à-terre à Porto Côvo, Vila Nova de Milfontes. Une étape idéale à l'aller, le soir et au retour du dimanche midi, car les Lisboètes, me semble-t-il, rentrent tôt, de peur d'affronter les ponts sur le Tejo. A Trinca Espinhas, on ne voit que des convives heureux, retardant leur départ jusqu'à l'ultime minute de contemplation.
Des convives heureux, même par temps mitigé.
Car la mer ici s'offre en spectacle sur la terrasse. Et les scènes succèdent aux scènes. A droite, le port industriel qui va s'allumer à la tombée de la nuit et donner une impression de Riviera. En face, le profil sombre de gros navires, pétroliers, porte-containers qui s'allument aussi. A gauche, le grand arc de côte jusqu'à Milfontes, cet arc scintillant qui depuis des années, me fait éprouver un vrai bonheur dès que je sors de Sines.
Au centre et au premier plan, les infatigables et intrépides surfeurs, sortes de cavaliers de rodeo.
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Ce dimanche 24 février 2008, il ne faisait pas un temps à bronzer, mais l'air était doux et le spectacle grandiose. Certains même semblaient travailler en toute sérénité à l'heure du café, en dépit d'un grain qui s'abattait sur l'océan. Que croyez-vous qu'il advint? Rien. Le grain a filé ailleurs, preuve que Trinca Espinhas bénéficie de la protection de Neptune...
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Je suis venu accrocher Miracor, une de mes barques de Milfontes, le deuxième grand format que j'expose ici avec Duas Irmãs. Elle a trouvé sa place, en voisine.
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Déjà, je sais que je ferai tourner le décor, car l'espace est compté. A Miracor, succèderont probablement mes Pescadores, Zézé et Vila de Milfontes.
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Bons appétits à Trinca Espinhas !
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Splendide bleu où l'on aimerait se noyer !!
Du grand bleu pour tes jolies toiles!
Je penserai à toi.
Je veux venir là un jour , bientôt peut-être.
Rédigé par : Jac | 29/02/2008 à 14:30
incroyable ta photo du grain du côté de Porto Covo
tes bleus vont bien au Trinca
on va voir ça samedi...
Rédigé par : jp | 27/02/2008 à 22:34