Original, acrylique sur toile de lin 120 x 90 cm
Tout s'est fait très vite. J'avais à peine donné la touche finale et en l'occurrence, peint ma signature, que je partais aux confins du Pays basque et des Landes, livrer l'engin.
Monphilou, le destinataire, ne m'attendait pas si tôt. Il avait bien consacré quelque 1500 heures à la réalisation de son oeuvre. Pour lui, six mois de plus ou de moins ne changeaient rien à l'affaire (je n'en suis plus très sûr). Construire une telle voiture et à part le moteur, fabriquer la plupart des pièces, demande de la patience.
Une dernière vue à l'atelier, avant l'envol. C'est qu'on s'attacherait!
Monphilou est patient. Il ne m'a jamais relancé, laissant carte blanche au peintre. Mais moi, je ne l'entendais plus de cette oreille. Il fallait exécuter, tracer, étudier la mécanique dans ses moindres détails et laisser monter la couleur, le relief, la profondeur de champ. J'avais pris du retard. Voilà un an que nous avions fait les photos et que j'avais conçu une maquette. J'avais le trac à vrai dire. Ma première auto, dites donc! Et une 3 roues à moteur apparent! La barque était chargée pour une première!
Bref, il y eut un moment magique à l'instant où j'ai senti que mon gribouillis devenait auto, devenait une Darmont Special de 1920 à "cul pointu". Je n'ai plus quitté le pinceau pendant deux semaines.
Dimanche 7 novembre. Mission accomplie. Parking provisoire, juste le temps de lui trouver son environnement. Nous n'aurons pas attendu le Beaujolais Nouveau. Elle fut baptisée au Gamay Primeur.
Commentaires