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Ils étaient trois mousquetaires
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Ils étaient trois « Fouga Magister », unis sous les couleurs de l’eau CRISTALINE. Il n’en restait plus qu’un seul, ce dimanche 26 avril 1998, à 11h53, minute de silence à partir de laquelle leur trace s’effaça sur les écrans radar. Mais à 11h54, palpitait encore dans nos coeurs une lueur d'espoir : peut-être avaient-ils déconnecté leur transpondeur, un système d’identification. A midi, quand l’hélicoptère à cocarde bleu blanc rouge décolla de l’aéroport de Rennes Saint-Jacques, l’espoir était démenti ; les gendarmes savaient déjà. Cap sur Saint Domineuc où dans les champs, s’étaient éparpillés des débris, presque insignifiants vus d'en-haut. Comme des papiers froissés. Cette réduction à l'insignifiance me hante toujours.
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L'équipe Yankee Delta, telle qu'en elle-même,
l'Eternité la change
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Ils étaient trois mousquetaires caracolant sur leurs destriers d’alu à la caractéristique dérive « papillon ». Ils étaient trois, sous la houlette de Yankee Delta, (les initiales d’Yves Duval), leader des deux autres, Yankee Echo (charognard) et Yankee Fox (ailier).
Ils avaient appris à travailler ensemble, à la nanoseconde près. Ils savaient « s’empiler » comme on dit à la Patrouille de France, l’un dans un sens, l’autre sur le dos, à un chouïa d’incidence près, à deux mètres – peut-être moins – de la veine de sillage turbulente du précédent. Qui saura si pour les besoins de la photographie, ils n’ont pas tenté le diable ? Qui saura si une putain de rafale, un cisaillement ne les aura pas rapprochés jusqu’au frottement ? Et qui saura si l’un des quatre a su ce qui arrivait ?
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Car ce matin-là, il faisait un temps de chien à Rennes, mais une déchirure annonçait un ciel de traîne vers le Mont Saint-Michel. On pouvait enfin voler entre les grains de pluie et de grêle, alors que la veille, le plafond était bouché bas. Un brasseur du Nord était descendu en jet privé pour finalement renoncer au baptême. Il était reparti comme il était venu avec son équipage. Jean-Michel avait bien essayé de lui « vendre » l’une de mes toiles, mais en vain. L’homme n’était pas venu pour des prunes, encore moins pour des croûtes.
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Deux membres de l’aéro-club de Grenoble, oui, avaient quand même pu effectuer un baptême. Je me souviens en particulier d’une dame qui avait une trouille bleue et que j’avais réussi à convaincre, à force de lui répéter que le secret était de respirer et d’accompagner mentalement les figures, au lieu de les subir.
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Ce dimanche matin-là, donc, Jean-Michel Sinault, ailier, avait emprunté le Fouga de Dominique Louapre. Car sur le sien propre, Yankee Fox, les mécaniciens avaient détecté une fuite d’hydraulique sur le train avant. C'est pourquoi ils ne volèrent qu'à deux.
Je revois encore Jean-Michel plaisanter avec Dominique sur cet avion de remplacement. Certes, il était la réplique exacte de son Fox, mais comme chez les sœurs triplées, seuls les intimes savent faire la différence. Mais blagues à part, les pilotes ont changé de visage dès l’instant où ils se sont harnachés. Silence, concentration, prêts pour la mise en route.
En place arrière, s’était installé Olivier Klène, jeune journaliste et brillant photographe de la revue Aviation & Pilote Privé pour le compte de laquelle il préparait un reportage.
Yves Duval avait à son bord Eric Vasilesco, un coiffeur parisien, je crois me souvenir, auquel son épouse, restée au sol en ma compagnie, avait offert ce baptême de l’air en cadeau d’anniversaire.
J’ai dû aider celui-ci à se mettre en place. Et je crois être le dernier « terrien » à leur avoir parlé. J’ai dû dire une connerie, comme « bon vol ». Mise en route des réacteurs, montée stridente en régime : les deux Fougas ont pris le taxiway. J’ai entendu leur mise en puissance à l’entrée de piste, je les ai vu décoller et puis je suis allé me mettre à l’abri.
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Le froid, la pluie que nous avions subis depuis la veille, donnaient faim. Dans les locaux de Yankee Delta, j’ai partagé rillettes et saucisson avec l’épouse du passager de YD aux alentours de midi. Je n’ai d’abord pas prêté attention à l’appel radio auquel Robert Laurent, le directeur technique, a répondu, pas plus qu’au décollage de l’Ecureuil bleu de la Gendarmerie.
Mais subitement, j’ai été pris d’angoisse. J’avais un étrange pressentiment. Il était midi trente et le vol m’avait paru bien long. Priant qu’elle veuille bien m’excuser, j’ai pris congé de la jeune dame et je me suis rendu sous le hangar.
Le reste des membres de l’équipe était là auprès du troisième mousquetaire, le YF. Ils étaient debout, en ligne, radios à la main ou à l’oreille. Ils avaient la mine grave, celle des aviateurs que j’avais imaginés au fil des lectures qui avaient nourri ma jeunesse. Saint Ex, Clostermann, Hélène Boucher.
Robert m’a seulement dit :
- Il y a un problème...
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La jeune épouse du passager avait sans doute compris aussi, car elle vint nous rejoindre. Et là…Il fallut bien que nous retroussions nos manches, sans biaiser, sans tricher, les yeux dans les yeux. Je me souviendrai toujours de la question qu’elle me posa entre les sanglots, car elle n’y croyait pas encore, nous non plus d’ailleurs :
- Pensez-vous qu’on a quelque chance de s’en tirer dans ces circonstances ?
J’ai répondu NON d'un signe de tête et ce non a été le non plus pénible à prononcer de ma vie.
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Le rapport du BEA (Bureau Enquêtes pour la prévention des Accidents) dit en préliminaire :
"Lieu / département : Saint Domineuc – 35.
Abordage en vol (…). Exécution improvisée de figures de voltige en formation. 4 personnes décédées, 2 aéronefs détruits."
Cette phrase on ne peut plus concise, me hante encore six ans après.
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Flash back
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Depuis la Suisse, je m’étais intéressé à Yves Duval, à la Patrouille Cristaline et à vrai dire à toute sa flotte d’avions de collection, ayant l’ambition de les peindre. J’avais offert à mon petit-fils un tableau du Zlin décoré aux couleurs du Petit Prince de Saint Exupéry.
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Nous étions convenus de nous rencontrer, Yves Duval et moi, dans la perspective « d’alimenter » en tableaux, la boutique de l’organisation. Dans les meetings, tandis qu’ils régaleraient leur public, je vendrais peut-être mes tableaux et commissionnerais Yankee Delta. Pour l’heure, j’étais invité à exposer mes toiles « Cristaline » à Rennes. Etait-ce à l’Hôtel de Ville ?
Voilà le « deal » que nous étions parvenus à mettre au point. Le hasard a voulu que nous fassions connaissance le samedi 25 avril 98, veille du drame.
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Samedi 25 avril
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F-GKYD, la veille encore
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J’étais arrivé au petit matin à Saint Jacques. J’avais fini la nuit dans la voiture encombrée de tableaux et d’une caisse de chocolats suisses. Yves Duval m’avait accueilli magnifiquement. Sur le champ, je m’étais pris d’amitié pour ce grand gaillard jovial, chaleureux, pince sans rire, charismatique. Quelque 30.000 heures de vol, instructeur à Air France sur Airbus A-340, ça impressionne.
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Profession: commandant de bord et instructeur (A-340)
Hobby: voler, même sur puce à réaction,
tel ce MC-Cricri, bi-turbine
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Chaleureux aussi était Jean-Michel Sinault, « copi » sur A-340, ancien de la Chasse : une vraie gueule de chevalier du ciel, mêlée de gueule d’ange.
Chaleureux encore, Dominique Louapre, l’hypermarrant de l’équipe, un gag à la seconde, une vraie gueule de chevalier aussi, tendance Laverdure, sans en avoir les traits.
Nous avons scellé cette amitié sous le hangar dans un pique-nique épique, généreusement arrosé à la Cristaline. Pour ma part, et pour faire passer le fromage, je suis allé boire un verre de rouge, « en Suisse », au cul de ma voiture. Il y restait un fond de Gamay, un peu fatigué il est vrai par les kilomètres.
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Dimanche 26 avril
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Il y eut un briefing serré en prélude au vol fatal. Les chocolats circulaient, mais il y avait du sérieux dans l’atmosphère. Je n’ai pas tout compris. C’était tout en jargon. Je m’étais porté partant pour un prochain baptême.
A 11h53, j’avais perdu deux amis, une amitié « tuée dans l’œuf » si l’on me permet ce mot. J’ai à peine connu Eric et Olivier, mais ils ne me sont pas indifférents. L’un était frisé. L’autre, je ne sais plus. Il était tant concentré sur son reportage. J’aimerais revoir la veuve d’Eric. Et puis cette « baptisée » du samedi. Mais je porte Rennes Saint-Jacques comme un poids. Poids rime presque avec poisse. Le Mustang d’Yves Duval s’est écrasé quelques temps après, repartant d’un meeting à La Roche sur Yon. Un tonneau de victoire, commencé trop bas, au décollage. Deux gars encore…Un pilote et un mécano.
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En 2002, j’ai fait la connaissance de Madame Duval, lors d’un dîner de la CAF (Commemorative Air Force) dont je suis membre. Nous avons peu parlé. Toujours ce poids.
Le dépliant de Yankee Delta est toujours resté sur mon buffet, avec mes photos de famille.
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je suis la maman d'éric vasilesco passagé d'yves duval ce 26 Avril 1998 c'est avec une immense souffrance que je découvre ce site 11 ans après la douleur et l'incompréhention sont toujours aussi fortes mon fils est monté dans cet avion un dimanche matin c'était un cadeau d'anniversaire et je ne l'ai jamais revu ont ne nous rendu qu'un cerceuil plombé comment faire un deuil Isabelle sa femme et moi sa maman sommes détruites à jamais
Rédigé par: hélène Brilli Vasilesco | 05/10/2009 à 15:58
l'émotion demeure intacte après tant d'années. J'ai volé avec Yves et Robert Laurent plusieurs mois avant le drame. Cela s'était fait par l'intermédiaire de Jean-Michel Sinault, frère de philippe et de Patrick. J'étais dans un taxi lorsque j'ai entendu l'information à la radio. J'ai repensé à la joie de vivre de Yves Duval,son sourire,sa façon de sauter harnaché sur son siège, impatient de décoller et à la mine sérieuse de Jean-Michel (le Tanguy tout craché des Chevaliers du ciel)rencontré sur un circuit automobile. Je savais son épouse sur le point d'accoucher et une immense tristesse m'a accompagné pendant plusieurs semaines. Une pensée particulière à Julie et Clara, leur maman, aux proches de Yves sans oublier les autres familles.
Rédigé par: laurent Guiblain | 16/09/2009 à 10:41
bravo por ce site.ancien moniteur fouga j'ai été très touché lors de cet accident.Ceux qui sont partis ont assouvi leur passion,et qu'elle est belle,elle nourit aussicelle de tous les autres.
Je pense qu' avec le petit prince les d icutions au barLe Saint EX sonts pleines de belles machines qui se glissent entte les cumulus.
noratlas
Rédigé par: morand neuschwander | 27/07/2009 à 20:42
Militaire, je suis l'officier de permanence du 3éme groupe d'hélicoptères légers de saint Jacques de la landes (dissout en 1998)qui a reçut l'appel de la gendarmerie m'annonçant l'arrivée des épaves des deux fougas que nous mimes sous scellés dans un hangar.
j'ai accompagné par la suite de nombreuses visite des deux carcasses accompagnant services officiels et autres.
c'est un souvenir douloureux.
Rédigé par: Le guirriec Pascal | 01/07/2009 à 11:48
Stupeur,tristesse,douleur en lisant ce blog.Je suis un ancien chef d'escale AIR FRANCE.J'ai cotoyé yves DUVAL dans mon parcours professionnel.C'est en relisant le N0 962 de nov 1997 de SCIENCE et VIE que par curiosité je suis allé "voir sur internet"
si l'association Yankee Delta(cfm p.144)existait toujours.Merci pour ce beau témoignage.
Rédigé par: Berthelot Jean-François | 28/01/2009 à 23:07
J'ai eu Yves DUVAL dans les années 70 comme moniteur planeur à Rennes et conserve le souvenir de son calme et de sa gentillesse.
J'espère que les dirigeants de l'aero club ont pensé à donner son nom au futur terrain de vol à voile en construction au sud de Rennes.
Rédigé par: GAUTHIER | 06/10/2008 à 09:01
Merci beaucoup pour ce témoignage. J'ai créé un blog sur le Fouga l'année dernière et je viens de voir votre blog. J'ai tout de suite créé une page sur la Patrouille Cristalline et j'ai mis votre blog comme lien dans cette page.
Merci de perpétuer la mémoire de ces pilotes passionnés.
Amitiées
Eric
Rédigé par: Shunn311 | 19/02/2008 à 11:37
J'ai effectué un reportage en 1995 pour le compte du quotidien Libération. C'était Yves Duval qui pilotait le Fouga dans lequel je me trouvais. Le photographe de Libération était dans un autre avion. Cela a été évidemment une expérience formidable dont j'ai conservé les photos. Deux ans plus tard, j'étais à l'entrée de Rennes en voiture. J'ai vu la patrouille passer au-dessus de ma tête. En rentrant à Paris j'ai envoyé un petit mot à Yves Duval. Qui m'a répondu que lui aussi gardait un bon souvenir du vol et que je pouvais revenir quand je voulais. Un jour un ami de l'AFP m'a transmis la terrible dépêche. Aujourd'hui je découvre ce blog par hasard et je voulais juste manifester ma part d'affection à ceux à qui les deux pilotes, Jean-Michel et Yves, manquent.
Rédigé par: Philippe Bonnet | 24/01/2008 à 16:36
j'ai eu l'occasion de voler en 1996 je crois, c'était pour mon anniversaire , j'ai volé avec Dominique Louapre, jean-michel Sinault n'était pas là et yves Duval emmenait un journaliste du télégramme de Brest.
C'est un super souvenir ce vol en patrouille au dessus du mont st Michel et j'ai souvent pensé à Yves Duval et à cette équipe depuis, mais je ne connaissais pas ce blog.
amitiés à Dominique Louapre
Rédigé par: pierre Pouchet | 26/05/2007 à 22:39
Bonjour à tous,
C'est avec émotion que je regarde ce blog. C'est le premier que je visite. J'ai aussi fait partie de la "bande à Duval". Bizarrement c'est en me promenant comme souvent dans les alentours de la zone sud de l'aéroport que Robert Laurent, le quatrième sur la photo plus haut qui m'a dit "rentre et viens visiter". Jamais je n'aurais cru visiter autant de choses, jusqu'à "visiter" les cieux en patrouille dans le P-51 Mustang avec un Fouga entre deux orages, le premier vol en patrouille à trois jusqu'à Morlaix ou un survol en fin de journée sur Ouessant à bord du "Papy Brouss'". Ce que je retiens le plus d'Yves, c'est son sérieux et ses coups de douces folies pour détendre l'atmosphère, ses idées de génie. Sur un coup de tête, il vous prenait sous le bras, vous montait dans le Zlin et hop, c'était parti pour un tour de voltige. Près de 7 années de bonheur, merci Yves.
Jean-Michel, toi tu étais le sérieux et la rigueur. On voyait tout de suite que tu étais un ancien militaire de l'armée de l'air. Toujours à chercher la perfection, à demander le meilleur de vous trois, un lien insdipensable avec les autorités et toujours ce petit oeil pour les mécanos, Pascal et Robert. Merci Jean-Michel.
Kénavo,
Vincent
Rédigé par: Sévellec Vincent | 17/02/2007 à 17:07
Je reviens témoigner sur ce site à la mémoire de mon père.Merci a celui qui s'occupe de se cite; Cette histoire est tellement émouvante et je n'ai pas eu le courage de la relire. Merci a tout ceux qui pensent a mon père.Je reviendrai témoigner ici.
Merci encore
Clara Sinault
Rédigé par: clara Sinault | 02/07/2006 à 10:34
Je ne connaissais pas ce site , il est super . Je suis pilote privé plus de 50 ans et je vole avec le RAC ( voisin de YZ), j'ai bien
connu Yves et j'ai volé avec lui et mon frère Jean (décédé depuis)
entre autres dans le secteur de Saint BRIEUC et jersey , celà vous
dira quelquechose... çà sentait très fort les crustacés. Trois mois
avant le decès d'Yves , je devais me remettre à piloter (car j'avais arrété quelques années)avec lui sur son FOUGA et passer ma qualif. son décès m'avait tout bloqué. Aujourd'hui je suis prêt
et j'espere que ses successeurs me feront l'honneur de me former , et ce sera alors pour moi , le jour où je piloterai seul ,de
chevaucher ce bel animal (FOUGA); ce sera en hommage à YVES;
Louis Antoine
Rédigé par: Louis antoine ROLLAND | 12/06/2006 à 17:59
Merci pour mon oncle, Yves Duval.
Rédigé par: Gourlan Marianne | 29/03/2006 à 12:51
Sur mon bureau trône une attestation de mission: a effectué un vol de voltige en Patrouille sur le Fouga Magister n° 315 immatriculé F-GKYF le 25-4-1998.
J'étais la veille de ce drame avec Jean-Michel. Ce dimanche matin je suis passé le voir avant qu il décolle et suis reparti vers la gare de Rennes pour prendre le train et rentrer sur Paris. Pendant le trajet j'étais loin de me douter de ce qui se passait dans les airs. C'est en arrivant à Paris qu'un coup de téléphone me laissa sans voix. Le lundi matin après une nuit blanche, je ne pu qu'appeler des amis qui connaissaient eux aussi Jean-Micel et Yves pour parler d'eux, de nous, des moments passés avec eux dans la gaîté, la joie, la bonne humeur.
Ces moments passés en leur compagnie seront à jamais gravés dans ma mémoire.
Souvenons nous.
J adresse une pensée à leurs familles respectives
Rédigé par: jean-Claude Ranvier | 13/03/2006 à 13:17
Je pense à sa famille tout d'abord, et leur adresse une pensée. J'ai eu la chance, un jour de voler en FOUGA. Je ne sais que trop pourquoi ce type de 'grands hommes' donne et donne encore pour apporté du plaisir à la passion, c'est bien de passion qu'il s'agit. Ces noms resteront à jamais dans mon esprit. Ces pilotes sont formidables. Merci à l'auteur de maintenir cette flamme, ces faits en mémoire, ils le méritent tant. Je suis très ému aprés cette lecture. Vous resterez toujours dans nos esprits de pilote. Courage à Clara, Julie et Nathalie, à qui, ces hommes d"exeption doivent tant manquer.
François
Rédigé par: GERARD François | 21/01/2006 à 21:44
je viens d'achever la lecture de votre site. Je connaissais Yves Duval pour l' avoir croisé ainsi que son frère Jacques, au cours de meetings. Des pages d'album en témoignent. J'avais une profonde amitié pour mon jeune ami Olivier Klene que j'avais chaudement recommandé auprès de Jacques Callies, le patron de la revue "Aviation & Pilote". Lorsque Philippe de Ségovia, alors rédacteur en chef de la revue, m'annonça l'effroyable nouvelle, au soir du 26 avril 1998, je n'ai pu contenir mes larmes. Le choc fut dur à encaisser. Un copain de plus, venait de s'en aller par les portes du ciel, pour toujours. Par la suite, je lui ai rendu un ultime hommage , en signant une évocation post mortem en guise de préface de son livre " Du rêve au mirage "édité en 2003, grace au Service Historique de l'Armée de l'Air . Olivier nous a laissé plusieurs milliers de diapositives qui constituent désormais le fonds " Olivier Klene au SHAA . Pour Yves Duval, Jean Michel Sinault, Olivier Klene et Eric Vasilesco, Saint Exupéry est là pour nous rappeler que " le disparu, si l'on vénère sa mémoire, est plus présent et plus puissant que le vivant".
Rédigé par: leylavergne | 18/05/2005 à 00:00
je suis sa fille .j'ai 10 ans.on faisait plein de
voyage avec ma soeur julie sinault dans le ventre.
julie sinault est née un mois après l'accident.
papa me manque.
clara sinault
Rédigé par: sinault | 09/03/2005 à 09:00
Contrairement à la plupart d'entre vous, j'ai eu l'occasion de connaître Yves avant qu'il ne s'engage dans l'armée de l'air. Nous l'avons ensuite perdu de vue. J'aurais aimé lire des témoignages le concernant, concernant Yves et sa Bretagne d'adoption, Yves père et pilote, Yves au sein de sa passion qu'a été l'avion.......
Rédigé par: Yannah | 21/10/2004 à 17:57
Bonjour j'ai lu ces lignes terribles qui nous rapellent que même les meilleurs pilotes peuvent mourrir assis malgré leur grande expérience. Mon instructeur s'appelle Michel le Bail. je voudrais savoir quel était son rôle dans la patrouille cristaline car il en a fait parti...merci
Rédigé par: Picon jean-noel | 11/10/2004 à 19:47
J´ai des frissons dans le dos en lisant votre texte, ayant eu l´immense chance de faire la connaissance d´Yves en 1994 et de travailler étroitement à l´organisation du meeting 98 avec lui et l´équipe. Votre témoignage couvre les heures que je n´ai pas vécu, étant alors en train de rassembler des maquettes pour une exposition au centre Alma dans le cadre du meeting. Je suis arrivée au terrain dès que j´ai été avertie, vers 14h.
Ils vivront toujours dans nos coeurs, merci.
Rédigé par: Anne Renault | 01/09/2004 à 15:33
Je viens de découvrir votre site.
Je suis l'épouse de Jean Michel Sinault.
Merci de contribuer à perpétuer leur mémoire 6 ans après.
nathalie Sinault.
Rédigé par: Sinault nathalie | 29/04/2004 à 16:53
Très beau témoignage, que j'ai lu avec beaucoup d'émotion.
Aujourd'hui, cela fait 6 ans...
Rédigé par: Yann Sinault | 26/04/2004 à 11:19