Jean-Claude, notre père, nous a quittés le 29 octobre dernier. Victime d'une
rupture d'anévrisme. Ca ne prévient pas. Il allait avoir 68 ans. Trop jeune pour
partir. Trop amoureux de la vie pour se faire la malle si vite. Mauvaise blague.
Il adorait le Portugal, en avait fait sa terre d'adoption. Il adorait les
Portugais, ils le lui rendaient bien.
Il était peintre et poète. Il aimait
la mer et les avions. Les piments doux et la peinture. Il aimait les hommes. Pas
solitaire, pas misanthrope. Il aimait les rencontres improbables, impromptues.
Il avait des centaines d'amis, partout dans le monde, grâce à internet, grâce à
cette plume qui faisait vibrer. Que tous ses amis soient remerciés ici pour
leurs témoignages de sympathie tellement émouvants.
Papa est resté au Portugal. Il
est parti en vol de nuit au dessus de Lisboa. Nous avons dispersé ses cendres le
1er novembre 2008 dans cet océan qui le faisait tant rêver, face à la plage
d'Almograve, nommée "Lapa de Pombas".
Il
est heureux là où il est.
Ce
jour -là restera un beau souvenir pour nous, pour ceux qui ont pu être présents aussi vite, et pour tous ceux, nombreux, qui ont suivi le film des
événements grâce aux blogs.
Ce
jour- là, le soleil était revenu pour l'accueillir.
Ca
l'aurait terriblement frustré qu' il fasse moche.
Ce
jour là, ses amis très chers étaient présents auprès de ses enfants, un arc-en
-ciel l'attendait, et un avion est passé au dessus de sa maison, juste dans l'axe
de sa rue, la Rua Nova. On l'a su après, ce n'était pas un hasard.
Une
expo s'est improvisée dans sa rue. Quelle belle journée signée
Jean-Claude...
Puisse le blog, son blog, où vous
lisez ces lignes, lui survivre encore longtemps. Nous nous y emploierons. Nous
avons besoin de votre aide. Continuez à le faire vivre. Et si l'un d'entre vous
veut prendre la suite de Jean-Claude Petit, contactez-nous, on n'attend que ça
!
T'inquiète papa, on est là, avec toi.
Isabelle, Christophe, Pascal,
ses enfants
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