JAC a dit: Mykonos
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JAC, l'infatigable voyageur, aime les pélerinages sur les lieux de son adolescence. Revoir Mykonos cinquante ans après, était l'un de ses objectifs de l'été 2007. Avoir écumé l'Inde, Madagascar, l'Ethiopie, la Turquie, l'Iran, le Kenya, les Célèbes, le Viet Nam, le Sri Lanka, Bali, l'Allemagne, le Maroc, l'Algérie (on en oublie), n'avait pas affadi son goût nostalgique des Cyclades, des concombres, des bouzoukis, des staphilis, des carpuzzi, des pepponias et du retzina. NDR.
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Mykonos, telle qu'en elle-même l'éternité la change...(NDR)
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Mykonos,15 mai 2007
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Le voyage, l'ivresse , commencent par les parfums d'origan, d'huile d'olive et de féta qui enveloppent la salade de tomates. Les bouzoukis en fond de teint. Le vent qui soulève les jupes* des stores. Le vin Naoussa se marie à l'instant au fromage de chêvre et aux concombres. La Grèce est là, offerte, fidèle, sur cette nappe blanche, brodée. Une petite taverne, toute discrète, abritée du vent des Cyclades et des visiteurs dans le vent.
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Un repas à l'état brut. Un plaisir essentiel. Il faut le crier fort au serveur mou qui procède, l'air absent,à une exploration méthodique de ses deux narines. Même si c'est peine perdue: il passe maintenant à la visite approfondie de son téléphone portable...
Calamars grillés. Vin peut-être un peu trop riche en tannin. Sirtaki de toujours. Chansons nostalgiques. Ne rien penser. Un café très serré, au marc d'encre, tout au fond d'un dé à coudre, pour se donner le courage de retomber sur terre.
Les hommes qui marchent deux par deux sur l'île, sont immédiatement soupçonnés de ne pouvoir faire chambre à part. Ceux qui déambulent en solitaire, sont affublés du préjugé facile de vouloir chercher un compagnon pour faire chambre commune.
La camériste est Géorgienne exilée.
La balayeuse est Russe de l'Oural.
La repasseuse est Arménienne de longue date.
C'est l'orthodoxie qui les unit, ainsi que le travail saisonnier.
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La Grèce se vide de ses bras, de sa sueur, de ses foyers. L'Europe de l'est attend, patiemment à la porte. Pas besoin de frapper. Elle s'ouvre toute seule. Les seuls Grecs de Mykonos sont les quelques marins qui restent, les nouveaux propriétaires de gîtes et aussi les clients de la nouvelle génération, qui prennent bruyammant leur revanche sur leur passé misérable de labeur.
Les hommes sont partis depuis longtemps fabriquer des mercedes en Allemagne, ouvrir des mini-restaurants aux Pays-Bas, faire le ménage en Suisse.
C'est au tour des Caucasiens, des Slaves et des Roumains de venir se faire voir chez les Grecs. Et de "manger leur pain"...
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JAC
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* Aparté
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A Santorin aussi, le vent fripon soulève les robes, mais c'est une autre histoire (NDR)
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JP : Je me trouvais dans la cour d'un marchand de souvenirs axé sur la vente de vaisselle et de ...vêtements féminins . Le ciel était très nuageux, il faisait froid. J'ai attendu plus d'une heure un improbable rayon de soleil .Le patron m'observait,surpris,inquiet sur ma santé mentale.Gentiment il m'a proposé de "débarrasser la table ", selon lui, "encombrée".
- Surtout pas,merci, surtout pas...les tasses m'intéressent...
Les mannequins, le regard triste, tournaient le dos à la baie splendide , balayée par les bateaux de croisière . Un peu comme si elles étaient étrangères à toute cette agitation, exclues peut-être d'un monde d' opulence aux loisirs coûteux . Le vent faisait claquer les jupes , les stores et les petites cuillères dans les tasses.
Rédigé par: Jac | 09/04/2008 at 04:35
quelle drôle de photo en bas
pourquoi toutes ces tasses ?
Rédigé par: jp | 08/04/2008 at 22:44