22 décembre 2002, Cochin, Kerala, inde du Sud,
Il y a dans Cochin des affiches ringardes de cinéma à l'eau de rose où les acteurs pleurent leur amour perdu, qu'ils finiront bien, je suppose, par retrouver par hasard à la fin du film, avec quelques morts de plus dans le camp des méchants.
Devant ces immenses panneaux bariolés, peinturlurés aux couleurs extravagantes, glissent des saris, cheminent des dhotîs, errent des turbans, loin de penser que leur vie est peut-être aussi un film à l'eau de rose, avec tous les piquants et les désespoirs que l'amour et l'ambition infligent.
Des vaches, des chèvres, des chiens, des rats, passent eux aussi devant ces images gigantesques et offrent des scènes humoristiques décalées par rapport à l'expression poignante des personnages peints.
JAC, le 20 février 2009
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