24 décembre 2001, Ifaty, Madagascar,
La mer...les baobabs nains...les baobabs bouteilles...les hamacs, les chansons insipides de Marvin Gay, les filaos, la deuxième bière, les voiles des pêcheurs déployées, triomphales, les lézards, les chèvres, la chevelure crépue, teintée d'eau oxygénée des nomades Vezos, les mouches, les parfums de langouste grillée, la brise qui se lève, la sueur qui emperle le cou, les cheveux collés, la troisième bière, la boue sur la piste, la boue qui gicle au passage des camions-taxis, les cacahuètes, les troupeaux de zébus concentrés à l'ombre des cocotiers, les pêcheurs qui reviennent avec un grand sourire mais sans poisson..., assise à califourchon à la proue d'une pirogue, une femme fardée de poudre de masunjuany jaune orangé, mange une sardine grillée avec ses doigts alourdis d'énormes bijoux en argent, des choeurs polyphoniques s'échappent sans doute d'une église, odeurs de fientes de vaches mélangées à celles du pipi de chat, effluves de barracuda parfumé d'un filet de citron vert, les toits en chaume des paillotes, Ifaty Beach Club Diving (le pays s'australise), la quatrième bière évitée de justesse car la cinquième ne serait pas de mise avec la langouste, le hamac qui tangue, le soleil qui vacille, un 24 décembre à Madagascar, quand la tête, la tête tourne sous les...sous les quolibets des oiseaux nichés aux palmes des cocotiers, avec au coeur le plaisir, la jouissance d'être, de vivre, de s'alanguir même au creux de jolies pensées nostalgiques.
JAC, le 22 décembre 2008
Les commentaires récents