6 janvier 2011, Siem Reap, Cambodge,
Dans les rues piétonnes de Siem Reap, près du Vieux marché, passent et repassent les défigurés, les estropiés, les aveugles, en exhibant leurs préjudices.
L’état cambodgien couve d’un regard compatissant ses mutilés, victimes de mines posées un peu au hasard par des êtres diaboliques, tandis qu’il laisse le soin aux touristes étrangers de leur verser directement les pensions auxquelles les malheureux pourraient prétendre.
Afin de pouvoir un jour réserver peut-être une suite favorable aux demandes d’indemnisation, les autorités attachent beaucoup d’importance à l’exactitude des documents qui leur sont remis et se montrent pointilleuses sur les preuves significatives des handicaps.
Depuis plus de dix ans, les dossiers s’accumulent, voyagent, s’égarent, se retrouvent, disparaissent à nouveau. Cependant, les ministres qui se succèdent assurent, chacun leur tour, que tout est mis en œuvre pour traiter les réclamations dans les plus brefs délais.
En attendant, le gouvernement tient à honorer ses amputés en leur offrant de jolies médailles et des discours émouvants.
Mais toutes ces belles paroles font sans doute une belle jambe aux manchots et aux culs-de-jatte.
(Merci à www.rainier.fr, blog d'un expatrié à Phuket.)
En France,nous avons eu aussi nos mutilés de guerre auxquels, on avait donné, GENEREUSEMENT
le droit de vendre des billets de la Loterie nationale.
A Rouen ,on pouvait rencontrer un brave type, souriant, manoeuvrant avec peine sa chaise roulante avec un bras :Il parcourait difficilement la rue du Gros Horloge (rue pavée) pour essayer de liquider ses billets des
GUEULES CASSEES .Il ne faisait pas l'aumône , très digne,mais si las !!!
Quiquine.
Rédigé par : PAULUS PETIT JACQUELINE | 15/08/2011 à 14:52