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17/01/2007

Sanchez, leçon 50, La Muerte

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Resumen

Ricardo Sánchez, Grand d'Espagne, né en 1502 dans des conditions douloureuses et condamné à vivre assis, mais sen silla, n'en traversera pas moins de cinq siècles au cours desquels il aura tout connu, tout entrepris, depuis l'industrie des fameux Chocolates y Caramelos Sánchez jusqu'au Coche a Brazos en titane, en passant par la tauromachie à laquelle il aura tout donné.

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Avertissement :

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Attention ! Cette leçon est dure à supporter. Nos aînés ont une telle longévité qu’ils nous habituent et nous font croire à leur immortalité. Et puis un jour, crac ! Ils tirent leur sombrero et disparaissent en coulisses comme des voleurs de bon vieux temps (NDR).

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Adiós Estropeado!

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502 ans, le bel âge pour un mortel, un hidalgo de la plus belle extraction!

« El Estropeado », L'Estropié, le tétanisé ligamentaire, de son vrai nom Ricardo Ignacio Sánchez Meiji, était de toutes les belles affiches dorées où s'inscrivent en lettres de feu les Niño, Nimeño, El Cordobés. Il avait tout inventé de la furieusement belle Espagne, du chocolat au Coche a Brazos, des Bars à Tapas à la tauromachie hiératique, bassin immobile.

On le vénérait comme une divinité depuis qu'il avait foudroyé le Toro Minotor, dit El Invencible, à l'issue de furieuses et majestueuses passes, dans le style le plus éclatant, mais aussi le plus inattendu du répertoire. A las cinco de la tarde.

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A las cinco de la tarde, aux arènes de Cordoba, en 1922, Ricardo avait relevé le terrible défi du ganadero Pedro Domecq. C'est à ses pieds qu'il avait déposé les oreilles et la queue du géant noir qui ne se nourrissait que de chair humaine.

La foule en larmes l'avait porté en triomphe, des femmes, jupes relevées jusqu'au menton, s'étaient offertes à lui, au nez de maris devenus soudain laxistes, partageurs, consentants, cocus et contents, cornudos y feliz pour l'exceptionnelle circonstance. Il y avait de quoi.

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No hubo principe en Sevilla

Que comparársele pueda,

Ni espada como su espada

Ni corazón tan de veras...

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Ecrivait son ami Federico Garcia Lorca, fusillé par la Phalange pour avoir su écrire mieux que Francisco Franco.

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A las cinco de la tarde, Minotor n'était plus qu'une tonne et demi de muscles fiévreux, de plaies béantes, de sang caillé et de poussière. A Cordoba en 1922, Pedro Domecq (voir leçon 26) avait perdu un peu de sa superbe, mais beaucoup de sa dignité. Et Ricardo avait confirmé sa virile immortalité.

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A las cinco de la tarde. Pourquoi a-t-il fallu que quatre vingts ans plus tard, El Estropeado se fasse encorner par le travers de la gorge?

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Qui a voulu qu'un tueur de la ganaderia Pedro Domecq y Hijos y Nietos lave l'affront presque séculaire à cinq heures du soir ? Qui? Qui, sinon Dieu, dans sa miséricorde?

Comme par premonición, El Estropeado avait choisi de « jouer » son « ultima corrida » aux arènes de Grenade, sa patrie andalouse, le jour même de ses 502 ans, pour la « Fabián », Françoise Cortés de León y Fabianera qu'il aimait toujours et on le comprend (voir leçon 37).

Il est mort A las cinco de la tarde.

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Homenaje

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Testimonios

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WFGL

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William, le petit-fils de Garcia Lorca, (bien connu dans le monde de la promotion immobilière en Costa Brava, sous les initiales de WFGL), lui dédie ces quelques vers d'une impérissable beauté bilingue:

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A las cinco de la tarde, cante fúnebre

A cinq heures du soir, chant funèbre

Fue estropeado

Bien qu'estropié,

Más vivió en señor y

Il vécut en seigneur et

Ha ido en heroe

S'en fut en héros

A las cinco de la tarde

A cinq heures du soir

Ciaó Maestro!

Au revoir, Maître

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BHL

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Le philosophe Bernard Henri Lévy quant à lui, prononça un discours funèbre audacieux où il compara Sánchez au mythologique Thésée qui avait terrassé un monstre semblable à Minotor. Pour avoir offensé Hadès, il avait été condamné à demeurer éternellement assis aux enfers. Sánchez n’avait-il pas vécu cinq cents ans d’enfer, condamné à vivre assis ?

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Cinq cents ans d’enfer,

condamné à vivre assis.

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Etait-ce coïncidence ou pérennité, universalité des grands mythes?

Qu’en pensez-vous personnellement, vous qui dormez au fond de la classe, oui, vous ! Et ne comptez pas sur http://G1trou.com pour une fois !

Aujourd'hui, c'est le dernier cours. Un peu de détente, que diable! En plus du poème, retenez seulement :

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Test: cherchez la(les) faute(s) dans ce bilan.

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Et si votre curiosité ou le hasard vous poussent vers une boutique de disques, achetez les yeux fermés

LLANTO por Ignacio Sánchez Mejias,

oratorio de Vicente Pradal

sur le poème de Federico Garcia Lorca:

une double oeuvre magistrale.

Editeur L'Empreinte Digitale

Merci Federico! Merci Vicente Pradal !

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Continuará...

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Vous êtes maintenant diplômé es Methode Sánchez.

Bonnes vacances en Espagne ! Surtout en Andalousie !

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Important : à paraître pour la rentrée de Janvier 2008 J'apprends l'espagnol sans peine, méthode Sánchez tome II:

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La résurrection de Ricardo Sánchez

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Réservez dès maintenant votre inscription.

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Il se pourrait aussi qu'une Méthode Sanches pour apprendre le portugais sans peine voit le jour, un jour. Etes-vous preneur (euse) ?-

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Remerciements y agradecimientos

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Aux grands d’Espagne et d’Iparalde:

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A Sa Majesté Don Juan Carlos I° de Borbón y Borbón qui a prêté son image et nous a révélé son affection pour Sánchez, sans avoir expressément permis cette intrusion dans sa vie privée.

La Maison Ricardo, fondée par Sánchez qui a fourni le carburant essentiel

La Compagnie Repsol qui fournit l’essence moins chère

Osborne qui a prêté un taureau en contreplaqué marine à l'épreuve des vents de Castille

Hispano Suiza qui a prêté une cigogne

L’Ecomusée de la Tradition basque de Saint-Jean de Luz, dont je recommande chaudement la visite (RN 10 - St-Jean Nord) et qui a fourni Louis XIV et Marie Thérèse.

Les Maisons Jean Vier et Bixente de la Cave Arantxa à Behobia qui m’ont encouragé

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Aux figurants:

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Ils se reconnaîtront

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Aux premiers et aux autres lecteurs :

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Bernard et Agnès Andrieu, mes fans Montois

Philippe Delhoume, publicitaire intuitif

Jean-Paul & Ann, esthètes et épicuriens

Charles Mordret, Canadien errant

Elvira Mendes et João André

Ana Assunção

Serge Flouard, navigateur à cheval sur l’orthographe espagnol

Valérie Greffier, dite « ma greffière préférée »

Xavier Hillau, artiste sur les rives de la Nive, monté en paradis

Christian Huygens, dit Hercules Petits Travaux, catalyseur de rêves

François Lebourleux, publicitaire fort déluré, catalyseur de g1trou.com

Rafael Lombard, mon copain de Saragosse, hidalgo volant et correcteur de la première heure qui m'a appris qu'en espagnol et matière d'accent, rien n'est grave

Monique et André Salaber de Chantaco, supporters au long cours

Patrice Rouleau, créateur inspiré des BD « Kaïkou »

Bernard Carrère, esthète en l’hôtel de charme « La Devinière » à Saint-Jean de Luz

Le Plébéien Bleu

Chedozot, mon seul et unique cousin germain

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Voici les sites qui parlent de Sanchez, leçon 50, La Muerte:

Commentaires

C'était très bien, je me suis bien instruite et j'ai plus d'une fois pouffé de rire en parlant avec nuestros hermanos pensant à ta methode. Repose-toi pour mieux repartir.
Je t'embrasse

La mort des immortels n'est pour eux qu'une façon de mettre en scène leur résurrection.
À vrai dire, j'ai hâte d'apprendre si Sanchez a été congelé selon la méthode Dali, si la femme de sa vie - la seule - a réussit à retrouver les morceaux (dont la chaise) pour le reconstituer - méthode Osiris - ou bien si fils de Yavé se trouve renaître comme un sou neuf par la volonté de son père (chose rare): Dieu le Perez, se méfie de son rejetonez.
Resucitez ?
Renez ?
Comçez de San Banco ?
Comçez de San Mesa ?

et si tu nous fais le coup de le faire renaître Santos de Semcadera do Bacalhao e Spiritual
alors là...
je continue à te lire.

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